Vous avez envie d'écrire ?

 

Une seule réponse : Allez-y !!
Ecrire est à la portée de beaucoup de personnes. Devenir Zola ou prix Goncourt est certes autre chose. Quoique prix Goncourt... Mais passons !

Ecrire, c'est d'abord se faire plaisir. Si vous trouvez un auteur qui a pensé, dès ses premiers mots couchés, qu'il était mûr pour l'édition, c'est probalement un menteur ou un gros prétentieux.

Quand on a écrit pour soi et qu'on n'est pas mécontent de son "oeuvre", on a rapidement et naturellement envie de la faire lire à un proche, bienveillant si possible :-) Si l'avis est élogieux, montrez l'oeuvre à quelqu'un de plus critique. Mais ne prenez pas non plus son avis pour argent comptant ! Un de mes livres, primé par une brochette de spécialistes, avait pourtant été déclaré très médiocre et impossible à éditer, par un auteur connu dont je taierai le nom.

Quand vous aurez terminé de rédiger votre prose ou vos vers (et l'aurez fait corriger si, comme moi, vous n'êtes pas un as de la conguaison ni de la grammaire), vous allez chercher comment produire votre manuscrit sous forme de livre, ce qui est bien naturel.

C'est là que les coups au moral vont commencer à pleuvoir et les rapaces rôder...

Vous allez sans doute commencer par tenter votre chance auprès de grands éditeurs nationaux. Si vous avez tué vos parents ou vos enfants et étalé l'histoire, vous avez toutes vos chances. Idem si vous connaissez quelqu'un dans "la boutique". Sinon ?... On estime à 1 sur 10.000 le nombre de manuscrit retenu parmi ceux qui sont envoyés par la poste sans que l'auteur soit "pistonné".

Ensuite, au fil des refus, vous allez devenir moins ambitieux et vous orienter vers des éditeurs régionaux ou locaux. Et là, attention ! Ces maisons ne sont pas riches, sont donc très fragiles et peuvent disparaître brusquement, sans crier gare. Mais comme vous aurez signé un contrat d'exclusivité avec elles, je ne vous fais pas de dessins sur l'avenir très bref de vos écrits si vous ne pouvez récupérer ces droits !...

Vous aurez aussi envie de tenter l'édition avec des "gourous" qui vous promettront la lune sur Internet. Ils auront juste oublié de vous expliquer que la nuit était sans lune le jour de votre engagement.

Il existe aussi "l'édition à compte d'auteur" qui représente la pire des escroqueries ! En gros, pour un roman de 200 pages, vous donnerez 2.000 euros à une personne qui va fabriquer votre livre, mais vous laissera la charge de le vendre avec un pourcentage de droits d'auteur ridicule. Le plus fort, c'est que si vous souhaitez donner des livres, vous devrez les acheter car "l'éditeur à compte d'auteur" est propriétaire de vos livres que vous avez payés ! De plus, il ne vous proposera la plupart du temps aucune relecture pour corrections avant tirage. Et se faire arracher les yeux par trop de fautes peut dégoûter nombre de lecteurs...

A ce point de mon discours, vous devez bien vous demander ce qui reste à faire ?
J'aimerais bien le savoir moi-même ! J'espère seulement vous avoir informé et mis en garde vis-à-vis de certaines pratiques. N'hésitez pas à demander à des auteurs, que vous pourrez côtoyer dans les salons, la façon dont ils s'y sont pris. Mes expériences personnelles, les voici. Elles ont trouvé quatre issues :
- Pour le théâtre, je suis passé par Art & Comédie qui sélectionne durement ses textes et demande une participation substantielle à l'auteur pour l'édition. Mais les droits perçus sur les représentations permettent d'amortir l'engagement financier initial.
- Mon recueil de nouvelles a été "édité" par Solaedit qui travaille exclusivement par internet. Le rapport "tarif / prestations" est particulièrement correct et le livre fourni au final est parfait. L'auteur reste propiétaire de ses droits et reçoit l'intégralité des livres chez lui. Un catalogue en ligne permet de faire connaître ses oeuvres.
- Pour mon roman, j'ai privilégié l'autoédition qui revient moins cher que Solaedit, à condition de se trouver une solide équipe de correcteurs bénévoles et de réaliser soi-même les graphismes et la mise en page aux normes dictées par l'imprimeur. J'ai opté pour la maison Jouve dont le sérieux n'est plus à démontrer et qui est également l'imprimeur de Solaedit.

Je reste à votre disposition si vous avez d'autres questions... auxquelles je m'efforcerai de répondre !
Bon courage !