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Recueil de nouvelles fantastiques... Ce recueil a été primé au concours de la création artistique 2006 organisé par le conseil général de Saône et Loire, en section littérature |
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Livre
: "On est tous des clowns" Pour voir la couverture, cliquez ici |
Commande et Livre d'or | ||||||||||||||
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"On a tous vécu une situation étrange
ou mystérieuse, parfois tellement fugace qu'on pourra, par la suite, la
croire rêvée... Chacun a fait des rêves idylliques ou cauchemardesques
dont les lieux, les personnages et l'histoire semblaient tellement réels,
même après le réveil... Et si, un jour, l'irréel, basculait définitivement
dans la réalité ?.. Et d'ailleurs, qui sommes-nous ? D'où venons-nous
? Où se situent le début et la fin des choses ? Qui a réellement
créé quoi ?..
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Sous le signe du Clown... Sont nées dix nouvelles. L'inspiration fut multiple : le patrimoine local, le besoin d'exorciser des peurs "aériennes", celui de régler quelques comptes et l'envie d'exprimer ma vision sur certaines grandes énigmes de l'univers m'ont largement inspirés. |
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| Critique
de Françoise Perrodin, Maîtrise de Lettres Modernes. Une imagination débordante, reposant parfois sur un fond de légendes, parfois sur des expériences réelles vécues par l'auteur, un humour souvent décapant, voire corrosif, des dialogues croustillants, plus vrais que nature, vous transporteront au cœur de ces nouvelles fantastiques et vous feront vibrer au même rythme que ses personnages. Vous serez tenus en haleine, amis lecteurs, par un suspense savamment distillé, par des rebondissements inattendus où le sens des mots "début" et "fin" se confond. Mais toute histoire n'est-elle pas un éternel recommencement ? |
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"Explications
de textes"
(recommandé seulement après lecture, pour ménager le suspense). |
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La Chapelle de Jeanne
(Retrouvailles au-delà du temps...)
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plusieurs kilomètres, Estelle gravissait lentement la petite route tracée
en lacets dans la forêt. Le soleil brûlant de ce mois d'août 2003 écrasait
la nature morvandelle, malgré le filtre des épais feuillages. Sportive, elle acceptait d'autant plus la difficulté qu'elle en valait la peine ; son cousin avait visité l'endroit et il lui en avait parlé avec tant d'enthousiasme et de passion qu'elle s'était promise de s'y rendre, dès que l'occasion s'en présenterait. Au fond de son studio du quartier de l'Etoile, bercée par le bruit de fond continuel de la circulation, elle avait consulté Internet afin de connaître cette région que la plupart des sites lui promettait pauvre et vallonnée, peuplée de gens aussi durs que leur climat. |
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Volvie Airport
(N'y atterrissez jamais !...)
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| Paul
avait quitté Besançon depuis une heure. Son vol se déroulait tranquillement,
dans le ronronnement fiable et régulier du lycoming. Un spectacle magnifique
s'offrait à lui, montant du sol et dominé par le vert tendre des
forêts dont les arbres commençaient à revêtir leur tenue de printemps. Il se rendzait à Bordeaux, invité au mariage d'un ami prévu pour le lendemain. Il avait profité de cette occasion pour s'offrir ce magnifique voyage aérien. Depuis vingt ans qu'il s'adonnait à sa passion, les occasions raisonnables d'élargir les limites classiques de la balade du dimanche se faisaient rares. Le coût de ce moyen de déplacement était important en regard de son petit salaire, mais il avait jugé qu'une occasion pareille justifiait le sacrifice. |
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La Pépite
(Une fin du monde en or !...)
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| Chaudement emmitouflé dans le jour naissant du paysage hivernal, l'homme arpentait lentement les rives du lac. Ce plan d'eau, qu'il connaissait presque trop bien, lui avait apporté beaucoup de bonheur tranquille par un passé encore récent. Silencieusement, en compagnie d'autres pêcheurs, il contemplait le désastre des nombreux poissons morts flottant dans les hautes herbes. Des volutes vaporeuses s'élevaient de la surface de l'eau, échos grotesques aux respirations des spectateurs. Ils étaient tous venus découvrir le mystère du lac dont l'élévation régulière de température soulevait un intérêt et une inquiétude grandissants, dans toute la région... | |||||||||||||||
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Le P.D.G.
(Petit Dictateur descendra vers la France de "tout en bas"...) |
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| Assis
confortablement à l'arrière de la Safrane aux vitres fumées le ramenant
à son usine, Dominique Granjan avait relevé le miroir sans tain lui permettant
de s'isoler complètement du chauffeur. Il avait fait réaliser cette transformation
sous prétexte de protéger ses discussions d'affaires. L'opération était
passée en frais généraux et ne lui avait rien coûté personnellement. A l'usage, cet aménagement avait surtout servi à transformer la banquette arrière en alcôve. Régulièrement, des secrétaires croyaient pouvoir gagner ses faveurs en échange des leurs mais... |
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L'hôtel du Départ
("Ils" vous exploiteront jusqu'à la mort, et même au-delà...) |
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| Juliette
se remémorait la scène éprouvante de la veille : encore plus déprimée que
d'habitude, elle était rentrée tard à la maison. Elle avait vainement parcouru
deux cents kilomètres dans sa journée et ses trois clients visités avaient
brusquement décidé de ne pas donner suite à des promesses d'achats importants.
L'essentiel de son salaire de V.R.P. étant constitué de primes proportionnelles
aux contrats signés, elle avait vu s'envoler, en quelques minutes seulement,
les fruits de plusieurs semaines d'un énorme travail préparatoire. A son retour, elle avait retrouvé Xavier, perpétuellement énervé par la pression subie dans sa nouvelle usine. Il lui avait encore reproché son retour tardif... |
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T.17 (Ou
le cycle éternel de l'univers)
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| A
trente ans, Julien Lavier était un homme presque comblé : marié à une femme
adorable, il jouissait d'une santé florissante et exerçait son métier d'enseignant
avec enthousiasme. Une seule ombre planait sur son bonheur : la désespérance
de voir sa famille se limiter à son couple. Au cours des cinq dernières années, sa femme et lui avaient combattu courageusement leur quasi-stérilité commune, en explorant toutes les ressources offertes par la médecine. Un grand nombre de traitements avaient été vains jusqu'à ce qu'un laboratoire produise le médicament permettant, à trois reprises, des grossesses avortées. Actuellement, Sophie était de nouveau enceinte, mais hospitalisée depuis six mois ; c'était le prix à payer pour ne pas perdre l'enfant et leur... |
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Le P.D.G. suite et
fin
(La descente continuera, jusqu'à l'enfer...) |
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| Une
dizaine d'années s'écoulèrent sans que Dominique Granjan, plus tout jeune
mais encore fringant P.D.G. des Etablissements Granjan et Cie, ne refasse
le sinistre cauchemar où il s'était retrouvé clochard. Ce souvenir épouvantable, conjugué à l'émergence de l'action syndicale, lui avait fait plier l'échine pour la première fois. Depuis ce jour-là, le petit dictateur avait commencé à voir son monde se fissurer lentement. Ses salariés avaient pris conscience de la force qu'ils représentaient et le patron inflexible avait dû accepter des compromis qu'il n'aurait jamais cru possible, même en imagination ! Julien Neuville, sa "taupe-ouvrière" fidèle, n'était jamais sorti du coma qui avait fini par l'emporter chez Dieu ou Diable... |
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La Grande Ecole
(Ou le chaînon manquant) |
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| Complètement
éreinté par sa journée de travail entamée dès l'aurore, Benoît se reposa
quelques instants contre une paillasse du laboratoire de génétique. A l'Université
du Ruetaerc, les études de l'interne l'avaient mené à un doctorat dont il
achevait la thèse. Dès l'école primaire, il s'était passionné pour cette science dont les pouvoirs lui semblaient magiques. Etudiant hors normes, il avait pu cultiver cette passion dans l'enseignement supérieur en participant à la création et à l'amélioration de nouvelles espèces dès le premier cycle, alors que cette activité n'était normalement prévue qu'en milieu du second. La minute de répit qu'il s'était accordée se transforma insidieusement... |
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Carnaval
(Voyager dans le temps laisse toujours des traces...) |
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| Le
jour commençait à se lever. Observant attentivement les indications des portiques sous lesquels il passait, Francis Olinov laissait doucement avancer sa voiture en prenant garde de ne pas être surpris par un arrêt brutal du véhicule précédent. Il empruntait le Shuttle pour la première fois et ne tenait ni à s'égarer dans le dédale des voies de présélections, ni à devoir faire un constat amiable au milieu de la cohorte multicolore se dirigeant vers les wagons d'embarquement. Son envie de découvrir l'Ecosse remontait à bien longtemps. Elle n'avait jamais pu être assouvie car son épouse n'éprouvait aucune attirance pour cette contrée imaginée hostile et lointaine, toujours brouillassante et hérissée de... |
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Le grand début
(Ou comment l'homme apparut sur Terre) |
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| Le voyage se déroula presque comme prévu ; les voyages interstellaires frisaient la routine, tant la technique était devenue sûre. Un seul élément restait incontrôlable : l'impondérable… Pour nous, il prit la forme d'une pluie de météorites que l'ordinateur de vol ne put gérer complètement ; en principe, tout corps céleste dont la trajectoire croisait celle de la fusée était détecté et évité par une modification de route. Mais, exceptionnellement, une grosse météorite détectée à temps en masqua d'autres, bien plus petites. Alors que la première fonçait droit sur nous, l'ordinateur n'engagea qu'une légère déviation pour éviter la collision et limiter le déroutement. C'est seulement à partir de là que les autres obstacles spatiaux devinrent visibles pour ses radars.... | |||||||||||||||
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